La plus grande marque du monde đșđžđŠ
Pourquoi les Ătats se mettent Ă parler comme des marques et adopter les codes du privĂ©
Hello tout le monde,
JâespĂšre que vous allez bien ! Cette Ă©dition vous est envoyĂ©e depuis la Bulgarie oĂč je profite dâune intervention Ă une confĂ©rence oĂč jâai Ă©tĂ© invitĂ©e pour faire du tourisme et Ă©chapper Ă la vague de canicule. Courage et nâoubliez pas de vous hydrater đŠ
Cette Ă©dition me tient particuliĂšrement Ă coeur car elle touche Ă mon sujet dâĂ©tude prĂ©fĂ©rĂ© ces derniers temps : la maniĂšre dont les frontiĂšres entre institutions, plateformes et marques deviennent de plus en plus poreuses, Ă travers la nomination par Trump d'un Chief Brand Architect pour les Ătats-Unis.
Bonne lecture !
Noémie
Il y a quoi dans ce case study ?
Faire de lâĂtat une « marque » : une idĂ©e moins nouvelle (et moins dĂ©lirante) quâelle nâen a lâair
Quand les Ătats parlent comme des marques
La confiance est devenue un problĂšme de design
La plus grande marque du monde
Temps de lecture : 13 minutes
La plus grande marque du monde
Le mois dernier, les Ătats-Unis se sont dotĂ©s dâun directeur de marque. Non, vous nâavez pas mal lu : un « US Chief Brand Architect » a Ă©tĂ© nommĂ© dans le cadre du National Design Studio, une initiative visant Ă moderniser lâexpĂ©rience numĂ©rique du gouvernement amĂ©ricain.
Bon, alors dĂ©jĂ , un Brand Architect pour les US of A, câest surprenant (quoique⊠on y reviendra et câest tout lâobjet de cette Ă©dition). Ce qui lâest encore plus, câest les humains qui jouent un rĂŽle dans cette histoire : Ă la tĂȘte du National Design Studio, nommĂ© par Trump directement lâan dernier, il y a Joe Gebbia, cofondateur milliardaire dâAirbnb. Et au poste de Chief Brand Architect, le choix sâest posĂ© sur Peter Arnell.
Peter Arnell est connu pour traĂźner quelques casseroles : on se souvient notamment de lui comme lâarchitecte du fiasco Tropicana. En 2008, PepsiCo lui confie la refonte du packaging de sa marque de jus dâorange. Il dĂ©cide dâeffacer lâimage iconique de lâorange percĂ©e dâune paille (un choix curieux puisque ce repĂšre aidait les consommateurs Ă reconnaĂźtre la marque en un dixiĂšme de seconde dans les rayons de supermarchĂ©), au profit dâun visuel Ă©purĂ© que tout le monde trouve fade gĂ©nĂ©rique. RĂ©sultat : les ventes sâeffondrent de 20 % en moins de deux mois, une trentaine de millions de dollars partent chez les concurrents, et PepsiCo fait machine arriĂšre en catastrophe. Oupsie.
Sur le mĂȘme contrat, Arnell repense aussi le logo Pepsi (qui dĂ©cidemment aime tendre le bĂąton pour se faire battre), accompagnĂ© dâun mĂ©mo de vingt-sept pages devenu un cas dâĂ©cole de la prĂ©tention en branding, oĂč une rotation discrĂšte du logo se trouve justifiĂ©e par la Joconde, le ParthĂ©non, le nombre dâor, les champs magnĂ©tiques et lâattraction gravitationnelle dâune canette sur une Ă©tagĂšre de supermarchĂ©. Arnell, qui visiblement Ă©tait sous lâemprise dâun chaman Ă ce moment lĂ , dira lui-mĂȘme plus tard de ce logo quâil Ă©tait bullshit, et en parlant du fiasco Tropicana, que ce nâĂ©tait, aprĂšs tout, « pas sa marque ». En termes de capacitĂ© Ă assumer ses sorties de route et choix non judicieux, on y est pas encore.
Bref - Arnell, câest donc lâhomme Ă qui lâon a confiĂ© aujourdâhui la mission de « construire la confiance dans la maniĂšre dont le citoyen amĂ©ricain interagit chaque jour avec son gouvernement ». Celui qui a piĂ©tinĂ© le capital confiance dâune marque en effaçant son repĂšre le plus familier. I mean, WHAT could go wrong, je vous le demande đŹ
Personnellement, je compte bien suivre les avancĂ©es dâArnell (si elles sont rendues publiques tout de suite) avec un paquet de pop corn Ă portĂ©e de main, car les prochains mois sâannoncent prometteurs en terme de dingueries. Mais lâironie nâest pas la seule qualitĂ© de cette nomination. Ce qui est encore plus intĂ©ressant, câest ce quâelle met en lumiĂšre une convergence assez discrĂšte des institutions vers le secteur privĂ© - et vice versa.
Faire de lâĂtat une « marque » : une idĂ©e moins nouvelle (et moins dĂ©lirante) quâelle nâen a lâair
Commençons par remettre lâĂ©glise au centre du village. Le National Design Studio, créé par dĂ©cret en aoĂ»t 2025, nâa rien inventĂ©. Sa mission affichĂ©e, « amĂ©liorer la façon dont les AmĂ©ricains font lâexpĂ©rience de leur gouvernement », grosso modo unifier le look and feel des services de lâĂtat, mettre fin Ă la jungle des vingt-sept mille sites fĂ©dĂ©raux qui ont chacun leur logique et leur complexitĂ©, câest ce que de nombreuses administrations europĂ©ennes tentent de faire depuis des annĂ©es, sans pour autant le promouvoir en grande fanfare.
La France a son SystĂšme de Design de lâĂtat, le DSFR, portĂ© par le SIG (le Service dâinformation du Gouvernement). Le DSFR est libre, documentĂ©, accessible, conçu par et pour la fonction publique, maintenu par des agents dont câest le mĂ©tier.
De lâautre cĂŽtĂ© de la Manche, le Royaume-Uni sâest lancĂ© encore plus tĂŽt avec beaucoup de succĂšs via son Government Digital Service, fondĂ© en 2011, qui a rassemblĂ© des milliers de sites disparates sur une plateforme unique et est devenu le modĂšle copiĂ© par la moitiĂ© de la planĂšte, Ătats-Unis compris. Le mantra de son fondateur Mike Bracken tenait en quelques mots : « partir des besoins des usagers », et « la stratĂ©gie, câest la delivery (livraison de fonctionnalitĂ©s) ». Pas la marque donc, mais la capacitĂ© Ă crĂ©er des services numĂ©riques publics inclusifs et accessibles.
Le problĂšme que veut rĂ©soudre le studio pilotĂ© par Joe Gebbia est bien rĂ©el, car, on ne va pas se mentir : lâexpĂ©rience des services publics numĂ©riques est souvent pĂ©nible, lente, dĂ©courageante, voir totalement anxiogĂšne pour les phobiques de lâadministratif. Vouloir sâassurer que les services de lâĂtat soient aussi simples Ă utiliser quâune bonne vieille application des familles, ce nâest pas un caprice esthĂ©tique : câest une question dâĂ©galitĂ© dâaccĂšs au droit.
Le fait dâadopter une approche proche du marketing nâest pas dĂ©lirant : un Ătat ne sera jamais une marque, mais dans une logique de simplification de la comprĂ©hension de ce qui relĂšve dâun gouvernement, la dĂ©marche peut aider. Ceci dit, cette approche pose de nombreuses questions et, vous me connaissez, jâai eu envie de mây plonger đ
Quand les Ătats parlent comme des marques
LĂ oĂč lâhistoire devient intĂ©ressante, donc, et pour revenir Ă notre pote Peter Arnell, câest que le National Design Studio ne se contente pas de « simplement » amĂ©liorer des interfaces. Il adopte aussi une certaine maniĂšre de penser la relation entre les institutions et les citoyens.
Parce que, vous, ĂŽ estimĂ©s lecteurs et lectrices de The Storyline, beaucoup dâentre vous sont marketeux et communicants, alors vous le savez : parler de marque nâest jamais neutre.
Une marque, pour moi, câest une sur-couche que lâon dĂ©pose sur une organisation (composĂ©e dâhumains, de processus, de ressources, de flux de valeur, de transactionsâŠ), pour crĂ©er de la cohĂ©rence, ĂȘtre reconnue, devenir familiĂšre, inspirer confiance.
En thĂ©orie, ce sont aussi des objectifs parfaitement acceptables pour une administration publique. Mais le problĂšme, câest que les marques et les institutions nâont historiquement pas construit la confiance avec leur cible de la mĂȘme maniĂšre, ni sous les mĂȘmes conditions.
Une institution gagne sa lĂ©gitimitĂ© parce quâelle applique des rĂšgles, quâelle est soumise Ă des mĂ©canismes de contrĂŽle et de responsabilitĂ©, quâelle sâadresse Ă lâensemble dâune sociĂ©tĂ©. Une marque, elle, gagne la confiance en proposant une expĂ©rience cohĂ©rente, en proposant des rĂ©cits qui embarquent, en tenant ses promesses et en cultivant une relation avec son public. Un public qui, au passage, reprĂ©sente une petite niche, un type dâindividu bien particulier au sein dâun marchĂ©, lĂ oĂč les institutions se veulent inclusives et se doivent dâadopter un discours plus âgĂ©nĂ©riqueâ.
Mais depuis une vingtaine dâannĂ©es, ces deux mondes semblent se rapprocher.
đ Dâun cĂŽtĂ©, les marques et les plateformes occupent des fonctions qui relevaient autrefois des institutions :
Airbnb organise une partie du marché du logement
Uber opĂšre dĂ©sormais des bĂąteaux pour se dĂ©placer Ă Londres sur la Tamise (jâai dĂ©couvert ça il y a deux semaines en pĂ©riple Ă Londres et Ă©tais ultra surprise)
Les rĂ©seaux sociaux structurent lâaccĂšs Ă lâinformation
Les plateformes de paiement deviennent des infrastructures quasi essentielles
⊠BREF : les entreprises privĂ©es sâimmiscent lĂ oĂč lâĂtat ne peut plus opĂ©rer (ou ne peut pas opĂ©rer de maniĂšre compĂ©titive. Ou ne veut pas opĂ©rer du tout).
đ De lâautre cĂŽtĂ©, les institutions empruntent progressivement les outils, les mĂ©thodes et parfois mĂȘme le vocabulaire du secteur privĂ©. Elles parlent dâexpĂ©rience usager, de parcours, dâengagement, de design system, dâinnovation, de mĂ©thode agile⊠Et dĂ©sormais, de marque. Comme si les Ătats rĂȘvaient dâĂȘtre des plateformes, alors que les plateformes rĂȘvent de devenir des petits Ătats.
Il suffit de faire un tour sur le site web du National Design Studio : on se croirait sur celui dâune agence dâĂ©vĂ©nementiel parisienne bobo :
La confiance est devenue un problĂšme de design
Quâest-ce qui se cache derriĂšre tout ça ? DerriĂšre cette convergence silencieuse mais qui va Ă toute vitesse ? Je crois que le sujet (ou plutĂŽt, lâun des sujets) sous-jacent quâil faut lire dans ces transformations, dans le privĂ© comme dans le public, câest celui de la confiance.
Et finalement, quand on y pense, la nomination de Joe Gebbia Ă la tĂȘte dâun studio du design pour les US fait plutĂŽt sens : parce quâaprĂšs tout, sâil y a bien une entreprise qui a fait de la confiance le socle de son succĂšs, câest Airbnb.
Le dĂ©fi de dĂ©part Ă©tait presque absurde : convaincre des inconnus de dormir chez des inconnus (jâavoue que quand jâimagine quelquâun que je ne connais pas utiliser mon Thermomix jâai des frissons đ±). Pour y arriver, Airbnb nâa pas seulement dĂ©veloppĂ© une plateforme sur laquelle on peut lister son domicile. La marque a aussi construit une communautĂ©, et tout un systĂšme autour : avis, badges, profils, vĂ©rifications dâidentitĂ©, systĂšmes de rĂ©putation, garanties, photographies professionnelles... Chaque dĂ©tail ayant pour fonction de rĂ©duire lâincertitude.
Sur le site web perso de Joe Gebbia, on peut lire :
« NĂ© Ă Atlanta en 1981, il a grandi en voyant le design comme une sorte de tour de magie qui rĂ©solvait des problĂšmes dont les gens ignoraient jusquâĂ lâexistence. Airbnb a connu un succĂšs fulgurant alors que Joe se concentrait sur des dĂ©tails que personne dâautre ne remarquait : la photo qui inspirait confiance, lâavis qui forgeait la rĂ©putation, la recherche qui semblait intuitive. »
Autrement dit, Airbnb a entrepris de rĂ©soudre le problĂšme de la confiance (en grande partie) par le design. Et finalement, câest peut-ĂȘtre ce quâessaient de faire les institutuons aujourdâhui.
Pendant longtemps, les dĂ©mocraties ont considĂ©rĂ© que la confiance dĂ©coulait principalement du fonctionnement des institutions (ah, la bonne Ă©poque). Aujourdâhui, alors que seuls 26 % des Français dĂ©clarent, selon Sciences Po, avoir confiance dans la politique (contre 47 % en allemagne), que remplir ses impĂŽts est un cauchemar administratif, que demander une aide quelconque relĂšve du parcours du combattant avec cinquante formulaires Ă remplir, que certains sites publics ressemblent Ă des archives du dĂ©but des annĂ©es 2000⊠La dĂ©fiance ne naĂźt pas uniquement des dĂ©cisions politiques mais tout simplement de lâexpĂ©rience vĂ©cue et des milles frictions du quotidien.
Et quand on y pense, finalement, vouloir utiliser le design et les stratĂ©gies des marques pour crĂ©er de la cohĂ©rence et de la confiance nâest pas si absurde que ça. Mais (eh oui, il y a un mais), ça soulĂšve quand mĂȘme une sacrĂ©e question : jusquâoĂč peut-on designer la confiance sans sâattaquer aux causes qui ont créé cette dĂ©fiance en premier lieu ?
Parce que, bon, on ne va pas se mentir, rendre un site plus joli et simple Ă lâusage ne rĂ©sout pas pour autant les problĂšmes, inĂ©galitĂ©s et souffrances vĂ©cues par celles et ceux qui naviguent dessus.
La plus grande marque du monde
Lorsquâil prĂ©sente son projet en grande pompe, Peter Arnell dĂ©crit les Ătats-Unis comme « la plus grande marque du monde ». Alors bien sĂ»r, ça fait sourire parce que câest ambitieux, un poil Ă©gocentrique, et surtout trĂšs provocateur. TrĂšs Peter Arnell-style, finalement.
Mais cette phrase rĂ©sume bien ce qui est en train de se passer : les nations se comportent de plus en plus comme des marques. Elles travaillent leur attractivitĂ©, leur image, leur rĂ©putation, leur capacitĂ© Ă attirer des talents, des entreprises, des investisseurs ou des touristes⊠Les partis politiques sâoffrent des rebrandings : je pense Ă Zohran Mamdani et ses couleurs ultra flashy, au RN qui travaille en sous-marin depuis des annĂ©es sur une stratĂ©gie de soft power en collaborant avec des influenceurs, en arrondissant les angles et en polissant le discours de ses jeunes reprĂ©sentants⊠Je ne suis pas sĂ»re que JM Le Pen serait passĂ© en couverture de Paris Match en train de conter fleurette Ă une hĂ©ritiĂšre.
Et dans le mĂȘme temps, les grandes entreprises technologiques se comportent de plus en plus comme des institutions, organisant des pans entiers de notre vie sociale, Ă©conomique et culturelle :
Airbnb qui influence directement le montant de lâimmobilier dans des villes (et ce, rarement Ă la baisse) ;
Meta qui exerce une forme de censure arbitraire à travers sa politique de modératoin des contenus ;
Doctolib qui est devenu lâinterface centrale par le biais de laquelle passer pour accĂ©der Ă des soins ;
OpenAI qui remplace le search et donc influence lâaccĂšs Ă lâinformation.
Je ne dis pas que tout est mauvais dans cette liste. Doctolib est une plateforme incroyable ,Airbnb a permis à des millions de personnes de se faire un complément de revenus et de voir le monde.
Mais ce que jâobserve, câest quand mĂȘme que les frontiĂšres deviennent de plus en plus floues. Un exemple qui mâa frappĂ©e rĂ©cemment : Tinder sâest associĂ© au gouvernement pour informer les jeunes Ă©lecteurs sur les Ă©lections municipales de 2026 et les encourager Ă voter ou faire une procu.
Peut-ĂȘtre que ce nâest rien de nouveau, mais jâai la sensation depuis quelques annĂ©es, sans pouvoir lâagencer clairement, quâon vit un moment assez fou oĂč les institutions publiques commencent Ă considĂ©rer que la confiance nâest plus seulement une histoire de gouvernance ou de politique publique, mais aussi une affaire de design, de reprĂ©sentation, dâimage.
HonnĂȘtement, je ne sais pas encore si câest une bonne nouvelle ou une sacrĂ©e pente glissante.
Mais sâil y a un truc que je retiens, câest que lorsquâune nation recrute un Directeur de Marque, on ne parle plus seulement de communication. JusquâoĂč peut aller cette hybridation ?
Pendant ce temps-lĂ , sur la planĂšte Marketing đȘ
đ Le bingo Uber. Quel est le point commun entre une prothĂšse de jambe, une boite de laxatifs, un sapin, un scĂ©nario de films ? Ces objets ont tous Ă©tĂ© oubliĂ©s dans des Uber, qui partage sur Insta sa sĂ©lection des trouvailles les plus chelou.
đ GĂ©nĂ©ration unplug. Le nouveau conseil des patrons de la tech ? DĂ©branchez. Ă mesure que lâIA progresse, des dirigeants comme Sam Altman, Mary Barra ou Mark Cuban plaident pour davantage dâexpĂ©riences hors ligne.
đ€Ą Le glissement de la confiance. Le Reuters Digital News Report 2026 acte un basculement historique : les plateformes, les influenceurs et les chatbots deviennent les nouveaux intermĂ©diaires de l'information, tandis que la confiance dans les mĂ©dias continue de s'Ă©roder. Un sujet qui mâobsĂšde depuis un bout de temps, enfin chiffrĂ© !
đȘ© Des boĂźtes de nuit aux bars dâĂ©coute. DĂ©cidĂ©ment, la Gen Z nâa pas fini de nous surprendre : elle ne boit plus, ne fume plus, et, selon le Smithsonian, elle dĂ©laisse dĂ©sormais les bars et boĂźtes au profit de « listening bars » dĂ©diĂ©s Ă lâapaisement du systĂšme nerveux.
âĄïž DĂ©gagez, les data centers ! Pour la premiĂšre fois aux Ătats-Unis, les habitants d'une ville ont votĂ© l'interdiction dĂ©finitive des data centers. Un signal fort : Ă mesure que l'IA accroĂźt les besoins en infrastructures, les communautĂ©s locales rĂ©clament davantage de contrĂŽle sur leurs impacts environnementaux et Ă©nergĂ©tiques.
âŹ ïž Mais du coup, bienvenue les rĂ©acteurs nuclĂ©aires ? Selon un sondage Gallup, les AmĂ©ricains sont dĂ©sormais plus nombreux Ă s'opposer Ă la construction d'un data center prĂšs de chez eux qu'Ă celle d'une centrale nuclĂ©aire, dans un contexte de montĂ©e des inquiĂ©tudes liĂ©es Ă l'empreinte de l'Ă©conomie de l'IA.
đ¶âđ«ïž DerriĂšre le nuage de fumĂ©e. MalgrĂ© l'impression d'omniprĂ©sence créée par la Silicon Valley et les mĂ©dias, l'adoption de l'IA reste loin d'ĂȘtre universelle. Pour Gabriel Weinberg, on surestime largement son usage.
đź La police se rebiffe. Lorsqu'une institution commence Ă contester ses propres rĂšgles de fonctionnement, c'est souvent le signe d'une transformation profonde. En France, des policiers dĂ©noncent dĂ©sormais publiquement les pratiques qui limitent le travail des journalistes sur le terrain.
Le grand comeback des agences de voyage. Ă lâheure des listes de travel tips gĂ©nĂ©rĂ©es par IA et des influenceurs maxi-sponsorisĂ©s, les agences de voyage connaissent un retour inattendu. Leur atout ? La confiance et une expertise humaine. Finalement, on ne va peut-ĂȘtre pas ĂȘtre totalement remplacĂ©s par les IAâŠ
âïž AllĂŽ ? AllĂŽĂŽĂŽĂŽĂŽĂŽĂŽ ! La prochaine donnĂ©e sensible n'est peut-ĂȘtre plus votre mot de passe, mais votre voix. Quelques secondes d'enregistrement peuvent dĂ©sormais suffire Ă alimenter des arnaques basĂ©es sur le clonage vocal đ±
đ Victor, droit dans ses baskets. Alors que LĂ©na Situations, Squeezie et Inoxtag lancent Ciao Energy, un soda pas trĂšs sain, Victor Wembanyama a dĂ©clinĂ© plusieurs millions de dollars de partenariats avec des marques de soda pour rester cohĂ©rent avec sa vision de la santĂ© et de son rĂŽle de modĂšle.
đ Pendant-ce temps lĂ , chez Meta. Eh bien chez Meta, les profits n'ont jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©s, mais le moral des Ă©quipes n'a jamais Ă©tĂ© aussi bas. Entre licenciements (10 % des effectifs en mai), rĂ©organisations forcĂ©es et obsession pour l'IA, des employĂ©s racontent Ă WIRED le sentiment d'ĂȘtre devenus les exĂ©cutants d'une transformation qu'ils ne contrĂŽlent plus.
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Merci et on se retrouve pour la prochaine édition dans deux semaines,
Noémie








Halucinant ! J'ai beaucoup aimé ton analyse bien documentée et la réflexion éthique sur les limites du pouvoir générateur de confiance du brand building.
P.S. Et sinon, je suis hyper curieuse de ton intervention en Bulgarie !! C'est oĂč ? J'espĂšre que tu as eu l'occasion d'aller visiter Plovdiv, la ville de mon enfance ET Ă©videmment la plus belle ville de la Bulgarie et du monde :)))
Alors la merci, je découvre encore des trucs lunaires.
Etat et privé.
Condionnement de recherche de solutions sans chercher la cause. đ Comme dans quasi tous les domaines, j'avais dĂ©jĂ l' Impression que c'Ă©tait global, et c'est confirmĂ©. Ohlala et merci pour les articles de fin d'articles, toujours aussi passionnant.
Merci de m. Accompagner dans le train Ă 7h30 đ