La richesse cachée du side project 🧰

Et un joyeux anniversaire à The Storyline ! 🎂

🎧 Boa Sorte - dans les oreilles en boucle

Bonjour bonjour,

Si vous avez déjà écouté l’épisode du podcast de la semaine dernière, vous savez que le 9 mars, c’était les un an de The Storyline 🥳 Cette période était donc propice pour faire un bilan à la fois de tous les contenus créés et des ambitions pour la suite, mais aussi un état des lieux de mes projets, pro et perso.

En effet, il est très rare que je ne travaille que sur une seule chose à la fois - et même si beaucoup vous diront que se disperser est néfaste pour la productivité et la concentration, je suis de l’avis inverse : j’ai construit ces deux dernières années de ma vie sur des side projects qui ont pris graduellement de l’ampleur, et je suis convaincue qu’une diversité de projets entrepris est vertueuse sur le long terme. Je vous explique pourquoi dans l’article de cette semaine 😉

Noémie


L’outil de la semaine

Pendant le confinement de Décembre, pendant quelques jours, j’ai eu l’ambition de me mettre au format vidéo sur The Storyline - et c’était globalement un échec - le GIF des coulisses ci-dessous parlera de lui-même :

CECI ÉTANT DIT, cette brève phase aura été l’occasion de découvrir un outil vraiment chouette d’édition et de montage vidéo sur mobile : j’ai nommé, VideoLeap.
Étant peu douée en montage, j’ai trouvé cette app très très simple d’usage et rapide à prendre en main. Un beau gain d’économie pour les vidéastes en graine !

🇫🇷 PS : pour les soutiens du made in France et de la version desktop, il y a aussi les amis de PlayPlay qui ont créé un chouette produit !


Brain food

  • L’économie des créateurs n’a pas fini de faire parler d’elle - et il y a quelques semaines, c’était au tour de Twitter de 's’y mettre, avec deux features qui dévoilent globalement ses nouvelles tentatives de renforcer son business model : une fonctionnalité qui permet aux créateurs de monétiser leurs tweets, et un équivalent communautaire des groupes Facebook appelé “Communities”. Fascinant de voir à quel point littéralement TOUS les géants de la tech se ruent vers ces deux nouveaux filons juteux : les créateurs, et les communautés. Reste à savoir qui saura raffler la mise…

  • De l’importance du branding - vous aviez remarqué qu’Amazon avait changé de logo ? De mon côté, absolument pas, jusqu’à ce que je tombe sur cet article qui relate le changement express (et discret) d’Amazon vers un nouveau logo V2, après que le premier ait été dénoncé comme ressemblant… à Hitler. #pointgodwin

  • L’inévitabilité de Clubhouse. Un super article de Stratechery et une analyse des tendances micro et macro économiques ayant poussé l’émergence du réseau social audio dont tout le monde parle aujourd’hui.


Le cadeau de Clémence

Clémence est l’une des lectrices de The Storyline qui a décidé de rejoindre la première promo de Community Factory 😘 pour avancer sur son projet, que je trouve hyper inspirant : fédérer une communauté d’individus qui remette le lien humain et l’entraide au coeur de la transition professionnelle.

Et il y a quelques jours, Clémence m’a envoyé ses notes d’écoute du podcast, et plus particulièrement de l’épisode #21 avec Arthur de Villemandy, qui parle de la construction de Planet et de Magma. Je me suis dit que c’était trop cool pour ne pas être partagé avec tout le monde, alors sans plus attendre :

Les notes de lecture de Clémence

Merci Clémence !


Le coup de coeur de la semaine : InterFaith Tour

Un magnifique projet découvert au hasard des commentaires Linkedin : le projet de documentaire Le Temps des Olives, qui relate le tour du monde en 8 mois de quatre jeunes étudiants ne se connaissant pas, issus de milieux divers et ayant chacun un parcours, des croyances et des convictions religieuses différentes. L’objectif ? Rencontrer des activistes, académiciens, citoyens, pour explorer la notion de diversité et ses manifestations partout dans le monde.

Spoiler alert : j’ai eu des frissons en regardant leur teaser.

En attendant la sortie du documentaire (qui sera diffusé à prix libre), allez les suivre sur leurs réseaux ou faire un tour sur leur site !


Le coin Nature

Vous avez peut-être remarqué mon (non subtile) amour de la nature - cette rubrique s’invitera de temps en temps dans The Storyline pour faire le lien entre animaux et science / tech / marketing (si si, c’est possible !)

  • U Can’t Touch Fish 🎵 Le poisson-zèbre, vous connaissez ? Probablement pas. Pourtant, ce petit poisson d’eau douce partage pas moins de 70% de son génome avec les humains 😨 Et figurez-vous que des scientifiques australiens ont découvert que le poisson-zèbre est très réceptif au titre mythique U Can’t Touch This de MC Hammer. La preuve en images. (une découverte qui pourrait aider dans la recherche sur les gènes liés à l’autism)

  • En parlant de poissons, est-ce que vous saviez que les cétacés sont mystérieusement attirés par la musique du brillantissime Rone ? Plusieurs navigateurs ont fait l’expérience de mettre les titres de Rone à fond en pleine mer et … se sont retrouvés nez à nez avec des baleines et des dauphins. Info ou intox ?


La richesse cachée du side project

Aujourd’hui, le side project est partout : qu’il relève d’une activité de loisirs ou d’un projet professionnel en marge d’un job principal, il est désormais relativement normal d’avoir “quelque chose sur le côté” - aka, un side.

Mais quand on tape ‘side project’ sur Google, globalement, il semble que les auteurs qui traitent le sujet le limitent à :

  • un ensemble d’outils et de conseils un peu plats - “faites de la veille” ou “aaah, attention, fixez-vous des horaires précises !”, ou encore “ne doutez pas de vous” 🤦

  • une manière de ne pas trop se mouiller si on a peur de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale

  • une bouée de sauvetage quand on est démotivé dans son job actuel pour '“avoir envie de se lever à nouveau le matin”

  • pour les plus avisés, un bon moyen de se mettre quelques euros en plus dans la poche chaque mois

Autrement dit, le side project est présenté comme quelque chose de temporaire, de non engageant, une simple transition d’un état à un autre. Cette vision est tellement limitante qu’elle en masque la véritable richesse de ce type d’activité, qui est de plus en plus adaptée à nos modes de vie (et de travail) actuels.

Ça m’a donné envie de m’attaquer au sujet et de vous partager dans quelle mesure le side project est pour moi un levier continu de développement pro et perso, voire presque un mode de fonctionnement à part entière. Mais aussi (et surtout) comment aborder chaque nouveau projet, pour en tirer un maximum de valeur.

Identifier des opportunités de side projects enrichissants

Depuis que je me suis lancée en freelance en février 2019, j’ai pris l’habitude de faire un bilan annuel. Pas forcément orienté sur mes performances en termes de CA ou de clients, mais plutôt pour replacer le curseur sur ce que j’ai envie d’accomplir et de développer, en cohérence avec ce que je fais déjà.

La fin de l’année 2019 a ainsi vu naître le projet The Storyline, initialement au format podcast, dont le premier épisode a été publié en mars 2020.

L’objectif derrière ce side project qui a fini par prendre beaucoup de place dans mon quotidien ? Monter en compétences sur les sujets connexes au Content Marketing pour développer ma propre méthode d’accompagnement et gagner en visibilité dans mon secteur d’activité, que j’avais déjà pris un an pour appréhender et comprendre.

Et aujourd’hui, alors que la seconde année s’achève et que j’effectue second bilan, je me rends compte que j’ai ajouté un paquet de side projects à mes activités, en parallèle de The Storyline et de mes clients en B2B :

  • Community Factory, la formation de 6 semaines pour apprendre à créer et faire grandir sa communauté, dont la première promo s’achève dans 10 jours

  • Edito, un outil encore en bêta pensé pour organiser, valider et produire du contenu en solo et en équipe

  • Des investissements via les copains de Super Capital VC et ceux de Atlas Society

  • La création d’un Content Studio avec des amis et associés, dont je vous parlerai bientôt plus en détail 👀

Et tout comme The Storyline il y a un an, chacun de ces projets est né : parce qu’il manquait un bloc d’offres ou un élément dans mes services (Edito) ; ou parce que j’avais trouvé un sujet particulièrement passionnant que j’avais envie de creuser (Community Factory) ; ou parce que j’avais identifié une évolution logique à mon activité B2B (le Content Studio) ; ou tout simplement parce que je suivais mon instinct et ma curiosité.

Le side project est la meilleure manière de rendre tangibles les objectifs et les ambitions que l’on se fixe au fil des mois, des ans… Ils peuvent ainsi faciliter une évolution et développer de nouvelles compétences en mettant l’accent sur la pratique. Mais le plus important, à mon sens, pour que chaque nouveau projet ait une vraie valeur, c’est qu’il doit être pensé pour venir enrichir votre profil et/ou solidifier vos activités en place.

Utiliser les side projects pour enrichir ses compétences et son profil

Définir ses objectifs d’apprentissage micro et macro

Aujourd’hui, le side project me semble être l’une des meilleures stratégies de développement personnel : basé sur l’apprentissage par la pratique, il force à adopter une approche globale et holistique de tout nouveau projet. Puis, a le diviser en briques de livrables, de compétences, d’actions... plus simples a accomplir individuellement. Mais aussi, à communiquer aux autres et éventuellement, à déléguer.

Au final, cette approche méthodique peut être réutilisée dans absolument tout - définir son offre quand on se lance en freelance, aborder une nouvelle mission dans le cadre de son job, mais surtout, chose ô combien importante, apprendre de nouvelles compétences, voire un nouveau métier...

En ce moment, par exemple, je profite de mon temps au Cap Vert pour passer ma certification de plongeur-sauveteur, le premier de plusieurs diplômes professionnalisants dans le cadre des niveaux de plongée, juste après le « advanced ». Et finalement, ce side project est presque un nouveau métier, bien loin des considérations du marketing, qu’il faut apprendre.

Diviser les sujets en sous-blocs de complexité, et ancrer chaque nouvel acquis par la pratique

L’approche pédagogique de PADI est particulièrement bien pensée : l’objectif général (savoir réagir en cas d’urgence, pour maximiser les chances de survie d’une victime d’accident de plongée, quelle que soit la typologie d’urgence et l’état de la victime), a été divisé en sous-blocs thématiques, puis en briques de connaissances : maîtriser les systèmes d’oxygénothérapie, effectuer un bilan médical ; discerner une embolie gazeuse d’un emphysème sous-cutané ; administrer les premiers secours…

Et pour chaque brique de connaissances, les objectifs d’apprentissage (1) sont clairement définis avant le début du cours, puis vérifiés à la fin du cours par un quizz (2), pour ancrer ce qui a été retenu. Et enfin, ils sont renforcés par des exercices pratiques (3) venant clôturer la démarche.

Dans les side projects, c’est absolument pareil. Pour chaque sous-tâche, bloc de compétences, livrables… Il est important, avant de se lancer tête baissée, de comprendre les enjeux et les objectifs liés chacun. Une fois telle ou telle étape accomplie, comment mesurez-vous le succès avant de passer à la suivante ? Que devez-vous pouvoir démontrer ? Qu’est-ce que cette étape apporte au projet global et comment s’y intègre-t-elle ? Vision systémique (1) + approche spécifique (2) + validation par la pratique (3) = trio gagnant pour littéralement tout ce que vous entreprenez.

Bien sûr, votre développement ne doit pas être uniquement “horizontal”, c’est-à-dire un enchaînement de projets et de tâches n’ayant aucun rapport les unes avec les autres. À mon sens, l’intérêt de fonctionner de cette manière est qu’elle ouvre une nouvelle manière d’approfondir ses compétences et ses connaissances sur un secteur, par cercles concentriques. Je m’explique

Lancer des side projects pour consolider l’existant : trouver son fil conducteur (aka, sa ‘storyline’ 😏)

Génération slasheurs & profils T-shaped

Au détour des internets, je suis tombée sur ce schéma des Nouveaux Travailleurs, qui décrit le mode de fonctionnement du “slasheur” :

Si l’on en croit les Nouveaux Travailleurs,

Les slasheurs sont des travailleurs qui ne se reconnaissent pas dans le choix d’une voie unique. Ils sont davantage généralistes et polyvalents que spécialistes d’un sujet. Ils choisissent de travailler en mode “multi” plutôt que “mono”, c’est-à-dire d’exercer plusieurs activités.

Et le schéma d’illustrer le mode de fonctionnement de ces profils, vis-à-vis d’un nouveau projet ou d’un sujet d’intérêt. Le slasheur est décrit comme un individu doté de trois grandes qualités :

  • La capacité de synthétiser des idées, de faire se rencontrer des sujets inattendus pour créer de nouvelles choses et innover aux intersections ;

  • Une forte rapidité dans l’apprentissage, venant faciliter le passage d’un sujet à un autre ;

  • L’adaptabilité, qui bien sûr semble de mise lorsque l’on change fréquemment de job et de missions.

Je me suis un peu reconnue dans le mode de fonctionnement décrit dans cet article, mais il y a dans cette approche quelque chose qui me dérange fondamentalement. S’attaquer à un nouveau sujet ne se limite jamais à une simple phase ascendante puis une phase descendante. Au contraire, dans un mode de fonctionnement polyvalent, chaque nouveau sujet vient soit compléter des compétences et des connaissances existantes, soit challenger ce que l’on admettait jusqu’à présent comme acquis.

Il me semble que notre génération, qui enchaîne les projets mêlant professionnel et personnel, est plutôt caractérisée par le fameux profil T-shaped : un profil qui mêle une large base de connaissances et de compétences transverses, et des connaissances profondes sur certains sujets et domaines précis.

Ainsi, chaque nouveau side project peut être abordé comme une manière de nourrir votre curiosité et d’élargir votre base de connaissances (la barre horizontale du T), mais aussi de descendre en profondeur sur un sujet précis (la barre verticale du T).

Pour reprendre l’exemple de mes side projects,

  • Edito me permet d’élargir mon domaine de compétences en termes de développement et de gestion (basique) d’un produit SaaS, ainsi que de descendre en profondeur sur la recherche utilisateur.

  • Community Factory me permet d’apprendre à définir des objectifs pédagogiques et construire une formation, ainsi que de descendre en profondeur sur le sujet de la communauté.

  • Les investissements me permettent d’approfondir ma compréhension de l’univers du venture capital, et d’exercer mes compétences existantes pour aider opérationnellement certaines startups financées.

    … Vous avez l’idée !

Et l’étape suivante, c’est de transformer chaque nouveau projet en brique, venant s’imbriquer dans votre ‘édifice personnel’. Autrement dit, de connecter les initiatives entre elles pour qu’elles s’alimentent et se nourrissent mutuellement. Même si cette étape n’arrive que bien plus tard et qu’au début, vos side projects semblent être simplement des futilités

Connect the dots backwards - écouter son intuition

Dans son discours de remise des diplômes à l’Université de Stanford en 2005, Steve Jobs raconte comment, en abandonnant ses études, il avait eu l’opportunité de suivre un cours de calligraphie et d’apprendre tous les secrets de la typographie. Puis comment, 10 ans plus tard, ce cours lui avait permis d’introduire ses connaissances dans le design du Mac.

Son discours est une véritable inspiration.

If I have never dropped in on that single course in college, the Mac would have never had multiple typefaces or proportionally spaced fonts. And since Windows just copied the Mac, it’s likely that no personal computer would have them.

If I had never dropped out, I would never have dropped in on that calligraphy class, and personal computers might not have the wonderful typography that they do. Of course it was impossible to connect the dots looking forward when I was in college. But it was very very clear looking backwards ten years later.

Again, you can’t connect the dots looking forward. You can only connect them, looking backwards. So you have to trust that the dots will somewhat connect in your future. You have to trust in something. Your gut, destiny, life, karma, whatever. Because believing that the dots will connect down the road will give you the courage to follow your heart, even when it leads you off the well worn path.

Chaque apprentissage, chaque projet, chaque décision… vient enrichir un tout : vous.

Alors dans un monde où nous changeons de job tous les deux ans, où nous cumulons parfois plusieurs jobs, plusieurs activités… je suis persuadée qu’il faut complètement abandonner la notion de linéarité de carrière et réfléchir en termes de ‘briques de valeur’ pour son profil.

Autrement dit : il n’y a plus de linéarité : plutôt des points, des projets, des actions, qui s’interconnectent plus ou moins rapidement pour construire et renforcer votre propre écosystème de richesse personnelle et professionnelle.

L’exemple de Xavier Niel illustre bien cette notion de diversification des projets, qui s’alimentent mutuellement : Certains startups passant par Station F sont financées par Kima Ventures. L’école 42 nourrit en développeurs compétents les startups de Station F. Les multiples investissements immobiliers de Xavier Niel ont abouti sur une prise de participation au capital d’Unibail-Rodamco. Depuis un moment, Niel rachète aussi agressivement des prises de participation dans de nombreux médias (Médiapart, Le Monde, Groupe Nice-Matin, France-Antilles…)… Tous ces points sont déjà connectés, publiquement ou non, et vont continuer de créer des synergies contribuant au développement de l’influence et de la fortune personnelle de Niel.

(Analyse très rapide et brouillon, je vous l’accord, mais vous avez l’idée ici aussi !)

Alors quelle que soit votre statut ou votre situation, je ne peux que vous enjoindre à suivre votre curiosité et vous sortir de votre zone de confort, en lançant de nouveaux projets, personnels ou professionnels. À condition, bien sûr, de ne pas faire trop de choses à la fois et d’aller au bout de chaque chose entreprise 😉

Cette semaine, je vous propose un épisode un peu spécial ! Pour célébrer le premier anniversaire de The Storyline, j’ai pris les manettes et je vous partage plein de choses :

💖 Les coulisses du podcast sur toute cette année passée avec vous

🌱 Les intentions pour la suite, et les thématiques sur lesquelles j’aimerais axer les épisodes

💪 Une petite surprise mijotée par 6 anciens invités du podcast, qui vous partagent leurs bons conseils dans un format activable et rapide

J’espère que cet épisode vous motivera pour la suite, et merci encore à vous tous qui écoutez The Storyline et faites vivre le podcast 🤗

🎧 C'est par ici la teuf 🎂


Alors, ça vous a plu ?

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D’ici-là, je vous donne rdv dans deux semaines pour la prochaine édition !