Marketing : la stratĂ©gie du flou artistique đ¶âđ«ïž
La transparence devient-elle le nouveau levier différenciant des marques ?
đ§ Divinize - ROSALIA. Des petites vibes Bridgerton du cĂŽtĂ© de ROSALIA đ€
Hello tout le monde, jâespĂšre que vous allez bien ! On ne va pas se mentir : entre le froid perçant, la grisaille et la nuit qui pointe son nez avant 17h, la pĂ©riode nâest pas des plus rĂ©jouissantes 𫣠Je vous envoie plein de bonnes ondes pour lutter contre la dĂ©prime hivernale⊠à Strasbourg, le marchĂ© de NoĂ«l a commencĂ© et rythme les journĂ©es. Une vraie explosion de lumiĂšres, de peluches kitsch et dâodeurs dâĂ©pices ! En revanche, mieux vaut ne pas ĂȘtre claustro car la population de la ville passe de 290K habitants Ă 3 millions de visiteurs đ±
Et en parlant de millions⊠On est maintenant plus de 10,000 sur LinkedIn, alors merci de me suivre et de contribuer aux conversations sur le futur des marques et des communautés !
đ Pour la suite : de quoi avez-vous envie quâon parle ? Quels sujets souhaiteriez-vous voir abordĂ©s ? NâhĂ©sitez pas Ă me rĂ©pondre Ă ce mail pour me partager vos envies !
Noémie
Annonce offre de job(s) de rĂȘve
Jâai rencontrĂ© Ana il y a 8 ans. Ancienne journaliste Bloomberg Ă San Francisco, fraĂźchement dĂ©barquĂ©e du Mexique, oĂč elle travaillait pour lâex-incubateur français NUMA en tant que Growth Hacker, elle avait dĂ©cidĂ© de venir poser ses valises Ă Paris pour nous aider Ă transformer lâapproche marketing de notre structure. Et ce, sans parler un mot de notre langue đ
Ensemble, on a passĂ© prĂšs de 2 ans Ă tester tous les rouages du marketing et de la com. Elle mâa appris Ă©normĂ©ment sur ce sujet, et sur moi.
Désormais, elle occupe le poste de Directrice Marketing chez Bigblue, une plateforme de logistique ambitieuse qui veut offrir aux marques e-commerce et retail (aigle, muji, Tupperware, FromFuture, etc) une excellence opérationnelle, sans passer par Amazon.
Elle continue dâexplorer les futurs possibles du marketing et les rouages permettant de construire une marque puissante - autant vous dire quâon en dĂ©bat souvent !
La semaine derniĂšre, elle mâa montrĂ© la roadmap marketing de Bigblue pour 2026. Et honnĂȘtement ? Jâai Ă©tĂ© bluffĂ©e.
Positionnement clair, vrais partis pris, une machine Ă contenu bien pensĂ©e, une stratĂ©gie ABM ambitieuse, budget solide et autonomie crĂ©ative⊠Bref, le rĂȘve de tout marketeux đ
4 jobs. 1 magnifique occasion de passer à la prochaine étape de votre carriÚre :
2 Senior Marketing Managers âĄïž https://jobs.lever.co/bigblue/0884cd9d-1399-437c-8f97-7a9dcd04c592
2 Junior Marketing Managers âĄïž https://jobs.lever.co/bigblue/b5f34a69-8fcf-41b6-8afb-156032ffaf44
Il y a quoi dans ce case study ?
Le cas de la limule, un reflet de lâignorance du consommateur
Brouiller les pistes : une stratĂ©gie de comâ bien rodĂ©e
La transparence, un enjeu crucial (et un levier de différenciation ?) pour les entreprises demain
Temps de lecture : 12 minutes
Le cas de la limule, un reflet de lâignorance du consommateur
Avez-vous déjà entendu parler de la limule ?
Si ce nom ne vous dit absolument rien, il est possible quâune image vous rafraĂźchisse la mĂ©moire :
La limule, donc, aussi appelĂ©e crabe fer Ă cheval (ou horseshoe crab pour nos amis anglophones), est un arthropode qui se balade tranquille dans les fonds marins depuis plus de 450 millions dâannĂ©es et nâa quasiment pas Ă©voluĂ© dâun point de vue morphologique depuis. Un vĂ©ritable dinosaure des temps modernes, aux allures de cuirassĂ© serti dâĂ©pines et qui rĂ©siste Ă tout.
Mais la limule a un problĂšme (si vous vous demandez oĂč je vous emmĂšne avec tout ça accrochez-vous, ça arrive). Son problĂšme, ce sont les humains.
En effet, autre fun fact de la limule : son sang nâest pas composĂ© dâhĂ©moglobine comme nous autres pauvres mortels, « mais dâhĂ©mocyanine, Ă base de cuivre au lieu du fer ». Le sang de la limule est donc bleu, nâen dĂ©plaise aux artistocrates. Autre composant original du sang de cette petite bĂȘte prĂ©historique : un agent coagulant trĂšs rare, qui rĂ©agit Ă la prĂ©sence dâune bactĂ©rie appelĂ© endotoxine, qui peut sâavĂ©rer fatale pour les humains.
Aujourdâhui, le sang bleu de la limule semble ĂȘtre la seule source de cette substance et chaque annĂ©e, plus de 700 000 crĂ©atures sont capturĂ©es, puis leur sang est extrait pour ĂȘtre ensuite utilisĂ© dans le cadre du processus de contrĂŽle de la qualitĂ© de diffĂ©rents produits et mĂ©dicaments, mais aussi dans la conception des vaccins, afin de dĂ©tecter la fameuse bactĂ©rie mortelle pour les humains.
« Cette espĂšce est dâune importance vitale pour les sociĂ©tĂ©s pharmaceutiques du monde entier. Câest tout de mĂȘme impressionnant de se rendre compte que nous sommes hautement tributaires de cette crĂ©ature primitive »
Barbara Brummer, directrice de lâorganisation de protection de lâenvironnement The Nature Conservancy dans le New Jersey

ProblĂšme : outre ĂȘtre une pratique totalement barbare, et mĂȘme si les pauvres limules sont ensuite relĂąchĂ©es dans la nature, jusquâĂ 30 % dâentre elles ne survivent pas Ă lâexpĂ©rience, comme lâa rĂ©vĂ©lĂ© le mĂ©dia Brut dans une super vidĂ©o docu de 2 minutes.
Malheureusement, les limules ne sont pas les seules victimes de leur succĂšs et les humains ne se gĂȘnent pas pour prĂ©lever ce dont ils ont besoin dans la nature, au mĂ©pris du bien-ĂȘtre animal et vĂ©gĂ©tal : on Ă©crase bien 150 000 petites cochenilles pour produire 1 kilo de colorant rouge par exemple.
Je ne vous raconte pas tout ça pour vous dĂ©primer (mĂȘme si câest bien triste, jâen conviens), mais plutĂŽt pour pointer le doigt vers une vĂ©ritĂ© gĂȘnante : bien souvent, le consommateur final nâa aucune idĂ©e de la rĂ©alitĂ© du processus de production des biens quâil consomme.
Brouiller les pistes : une stratĂ©gie de comâ bien rodĂ©e
Et câest bien normal :
de jolies tranches de jambon bien roses, emballées dans un packaging sympa avec un agriculteur qui sourit, ça ne dit rien de la vie du cochon qui a fini dans les rayons du Carrefour du coin
une barquette de lait bien frais, ça ne dit rien des kilos dâantibio et aux traitements hormonaux dont on a bourrĂ© la vache qui lâa produit
une boĂźte de sardines marinĂ©es en conserve, ça ne dit rien de toutes les autres crĂ©atures marines qui ont Ă©tĂ© pĂȘchĂ©es par mĂ©garde en mĂȘme temps et rejetĂ©es mortes Ă lâeau.
Cet envers du dĂ©cor, personne nâa envie de lâaffronter - et lâindustrie agro-alimentaire sâĂ©vertue depuis des dĂ©cennies Ă le faire oublier Ă grands coups de publicitĂ©s remplies de soleil, dâanimaux qui gambadent joyeusement dans les prĂ©s ou de knackis fumants sortis du four.
Je me souviens, enfant, avoir Ă©tĂ© choquĂ©e dâassister au dĂ©plumage dâune poule par ma grand-mĂšre. Ayant grandi dans un milieu urbain, je suis, comme nombre dâentre nous, complĂštement dĂ©connectĂ©e de lâorigine de ce qui finit dans mon assiette, comme si les aliments tombaient du ciel dĂ©jĂ tout faits.
Cette situation nâest pas anodine : elle est le fruit dâannĂ©es de lobbying et de campagnes marketing Ă grande Ă©chelle, menĂ©es par lâindustrie agro-alimentaire, un gĂ©ant tentaculaire qui reprĂ©sente en France plus de 80 000 entreprises et 960 000 emplois, pour un chiffre dâaffaires qui dĂ©passe les 350 milliards dâeuros.
Autant dire que chez les leaders de cette industrie, il y a du budget. Et ce budget, il est utilisĂ© pour assurer un maintien du status quo autour de lâalimentation des français, mĂȘme si ce dernier nâest pas en leur faveur.
Par exemple, en 2017, lâintroduction du Nutri-Score a Ă©tĂ© trĂšs mal accueillie par lâindustrie, qui sâest rapidement organisĂ©e pour contre-attaquer et dĂ©fendre son prĂ© carrĂ©, comme lâexplique Le Monde :
« De grands groupes agroalimentaires ont livrĂ© un Ăąpre combat contre cette Ă©tiquette, dĂ©ployant toute la palette des stratĂ©gies dâinfluence possibles : entretien du doute sur la validitĂ© scientifique du dispositif, proposition de contre-logo, multiplication des Ă©changes avec la sphĂšre politique â officiels et officieux â, dĂ©nigrement des Ă©quipes qui ont conçu et testĂ© le logo, personnalisation des enjeux⊠Un vĂ©ritable cas dâĂ©cole du lobbying menĂ© par une filiĂšre »
Car câest lĂ le cĆur du sujet : et une pratique issue du playbook de lâancien monde : la stratĂ©gie du brouillard. Tant que les consommateurs sont dans le flou ou dans une bĂ©ate ignorance quand Ă la rĂ©alitĂ© des produits quâils consomment, il nây a aucune raison quâils changent leurs habitudes.
Dans un entretien accordĂ© Ă Usbek & Rica en mars, la directrice de lâONG Foodwatch Karine Jacquemart dĂ©clarait « Les gĂ©ants de lâagroalimentaire bĂ©nĂ©ficient dâune impunitĂ© ahurissante ».
Mais ces derniers temps, de plus en plus de voix (et dâinitiatives) sâĂ©lĂšvent, remettant en question lâhĂ©gĂ©monie des gĂ©ants industriels, revendiquant plus de transparence et des voies alternatives de consommation plus responsable. Annoncent-elles un nouveau normal, une nouvelle Ăšre Ă laquelle les entreprises du secteur vont devoir sâadapter ?
La transparence, un enjeu crucial (et un levier de différenciation ?) pour les entreprises demain
En juillet cette annĂ©e, le Conseil fĂ©dĂ©ral de Suisse a validĂ© de nouvelles rĂšgles dâĂ©tiquetage pour la viande, les Ćufs et le foie gras : ces derniĂšres devront dĂ©sormais mentionner toute pratique ayant causĂ© des douleurs aux animaux.
Jusquâici, rien nâobligeait les producteurs Ă indiquer ces informations - alors personne ne le faisait, bien Ă©videmment. Mais avec cette dĂ©cision, ce sont tous les Ă©tablissements commercialisant les produits concernĂ©s, allant du restaurant au supermarchĂ©, qui sont concernĂ©s par lâobligation dâaffichage. Une vĂ©ritable petite rĂ©volution, qui a du causer quelques descentes dâorganes chez les industriels.
Comme le résume le média Parlons PlanÚte,
« Ce nouveau cadre lĂ©gal sâappuie sur un principe simple : le droit Ă lâinformation du consommateur. Le gouvernement suisse veut que chacun sache ce quâil achĂšte et comment cela a Ă©tĂ© produit.
La mesure vise aussi Ă mettre fin Ă une certaine hypocrisie. Car si les pratiques les plus cruelles sont interdites en Suisse, rien nâempĂȘchait jusquâĂ prĂ©sent dâimporter des produits issus de ces mĂ©thodes. [âŠ] Avec cette nouvelle rĂšgle, les choses deviennent plus claires. Un produit issu dâune pratique douloureuse devra le mentionner, quâil soit suisse ou Ă©tranger. »
Le droit Ă lâinformation, la transparence : voilĂ des enjeux qui sont de plus en plus centraux dans les revendications des consommateurs ces derniĂšres annĂ©es.
Et ce, au point de devenir une stratégie de différenciation ?
Câest en tout cas ce que semblent penser certaines jeunes marques, qui misent sur la transparence radicale et la vulnĂ©rabilitĂ© pour se frayer un chemin jusque dans le cĆur de leurs audiences.
Ă lâimage du fondateur du vĂ©lo Jean Fourche, qui dĂ©clare sur LinkedIn « Jâaurais adorĂ© vous dire que le vĂ©lo Jean Fourche est 100% français. Mais je prĂ©fĂšre ĂȘtre honnĂȘte avec vous : il est un peu asiatique, beaucoup europĂ©en, passionnĂ©ment français. »
La marque de cosmĂ©tiques Mustela, elle, a optĂ© pour une campagne dâaffichage incitant les passants Ă scanner ses produits sur Yuka pour en dĂ©couvrir les ingrĂ©dients (clean, bien Ă©videmment).
Plus gĂ©nĂ©ralement, on observe ces derniĂšres annĂ©es de plus en plus dâentreprises qui se prĂȘtent au jeu de la transparence, Ă travers des rapports annuels dâimpact ou de mission, comme lâillustre OpenClassrooms. Dans le rapport de mission 2025 de lâĂ©cole en ligne, on peut ainsi dĂ©couvrir lâempreinte carbone liĂ©e Ă ses activitĂ©s, ainsi que tout un tas dâindicateurs de performance. Mais ce qui est intĂ©ressant, câest que lâentreprise ne se limite pas Ă mesurer son impact : elle tire des leçons de ses derniĂšres et identifie des axes dâamĂ©lioration. Par exemple, le rapport conclut - entre autres - quâil existe « une marge de progression pour mieux accueillir les femmes dans les parcours tech. »
Le futur des marques sâinscrit-il dans un exercice perpĂ©tuel de transparence ? Lâavenir nous le dira, mais dans un monde oĂč deepfakes et fake news se succĂšdent sans discontinuer, il me semble que la capacitĂ© dâune entreprise Ă crĂ©er un lien de confiance avec ses audiences sera de plus en plus important. Et cette confiance, bien sĂ»r, comme pour les relations interpersonnelles, passe par la cultivation de lâhonnĂȘtetĂ©.
Pendant ce temps-lĂ , sur la planĂšte Marketing đȘ
đȘŠ DIJO est mort, vive DIJO ! La cofondatrice de DIJO a annoncĂ© sur LinkedIn lâarrĂȘt momentanĂ© des activitĂ©s de la marque, « qui reviendra, avec une vision plus moderne et plus juste ». Un rebranding annoncĂ© avec fracas ! HĂąte de voir ce quâil en ressortiraâŠ
đŻ Gap se lance dans le marketing communautaire. Gap Inc lance un nouveau programme dâaffiliation et de promotion dĂ©diĂ© aux crĂ©ateurs, autour de ses marques (Old Navy, Gap, Banana Republic et Athleta), offrant Ă ces derniers des contenus VIP, des opportunitĂ©s de co-crĂ©ation de contenu et la possibilitĂ© dâĂȘtre relayĂ©s sur les canaux de la marque.
đ„¶ Winter dep is coming. La dĂ©pression hivernale, enfin expliquĂ©e par la science ! Premier suspect identifiĂ© (sans grande surprise) : la baisse consĂ©quente dâexposition Ă la lumiĂšre naturelle. Allez, on file sâacheter une lampe de luminothĂ©rapie !
đ Patagonia a encore frappĂ©. Le premier rapport dâimpact de la marque prĂ©fĂ©rĂ©e des français, Patagonia (bon ok jâexagĂšre), est disponible ! Et comme dâhabitude, câest une masterclass. Par ici pour le dĂ©couvrir.
đ€ Million dollar baby. « Beaucoup de zĂ©ros » - câest ainsi que lâinfluenceuse LĂ©na Situations a qualifiĂ© la proposition de collaboration reçue de la part de la marque diabolique de fast fashion Shein, quâelle affirme avoir refusĂ©e.
đ§âđŸ Lâamour est dans le prĂ©. Lâapp de rencontres Hinge renforce sa prĂ©sence en France avec une campagne marketing âSouvenirs dâAmourâ pensĂ©e suite Ă une Ă©tude qui a rĂ©vĂ©lĂ© un besoin prononcĂ© chez les cĂ©libataires français pour des reprĂ©sentations de lâamour « plus humaines et nuancĂ©es culturellement ».
đ Vine, le comeback. Vous vous souvenez de lâapp Vine de vidĂ©os drĂŽles ? Elle fait son grand retour sous le nom de diVine (le copywriter ne devait pas ĂȘtre inspirĂ© ce jour-lĂ ), financĂ©e par Jack Dorsey (fondateur de Twitter/X). Lâobjectif : nâautoriser QUE du contenu humain, pour lutter contre les AI Slops et les deepfakes.
đ Thank u, next. Le cĂ©lĂšbre joueur de la NBA Stephen Curry vient de se faire larguer par la marque Under Armour (UA), aprĂšs 13 ans de partenariat autour de la Curry Brand, une sous-marque de UA. Selon les rumeurs, la raison principale serait une renta insatisfaisante pour le groupe. Les temps sont durs, mĂȘme pour les stars du basketâŠ
â Pour une presse libre et indĂ©pendante. Pour sa nouvelle Ă©dition Ă Bruxelles, le Sphera Media Lab a rĂ©uni mĂ©dias indĂ©pendants, chercheurs pour comprendre les menaces qui pĂšsent sur le journalisme en Europe et imaginer des rĂ©ponses collectives. Le `rĂ©sumĂ© des conversations est dispo ici, signĂ© MĂ©dianes.
Alors, ça vous a plu ?
Si oui, vous pouvez faire quatre choses :
Mettre un like đ
Me partager votre retour sur cette Ă©dition en commentaire, ça mâaide beaucoup !
Si vous avez trouvĂ© cette newsletter utile, partagez-la Ă quelquâun quâelle pourrait intĂ©resser ! Câest grĂące aux partages que The Storyline grandit â€ïž
Me donner votre feedback juste ici :
Si vous avez aimé cette édition et que vous kiffez The Storyline, ce serait un énorme coup de pouce de la partager :
Pas encore abonnĂ©(e) ? Câest par ici !
Merci et on se retrouve pour la prochaine édition dans deux semaines,
Noémie







Merci pour ce contenu et partagĂ© đđ